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Titre original :  Lillian Bilsky Freiman, c. late 1920s/early 1930s. Image courtesy of Alex Dworkin Canadian Jewish Archives/ Archives juives canadiennes Alex Dworkin. Photographer: Paul Horsdal of Ottawa.

Provenance : Lien

BILSKY, LILLIAN (Freiman), organisatrice et administratrice sociale, philanthrope et leader sioniste, née le 6 juin 1885 à Mattawa, Ontario, l’une des 12 enfants de Moses Bilsky* et de Pauline Reich ; le 18 août 1903, elle épousa à Ottawa Archibald Jacob Freiman* ; ils eurent un fils et deux filles, et en adoptèrent une ; décédée le 2 novembre 1940 à Montréal et inhumée à Ottawa, au cimetière de la United Jewish Community (Jewish Memorial Gardens).

Le père de Lillian Bilsky fut le premier Juif à élire domicile à Ottawa, en 1856 ou 1857, même s’il ne s’y établit de façon permanente qu’au début des années 1890. Vers la fin du xixe siècle, la ville ne comptait qu’une poignée de Juifs, mais en 1923, année où Moses Bilsky mourut, la population juive s’élevait à environ 3 000 personnes. Les Bilsky étaient des piliers de cette communauté. Moses, qui colporta d’abord des montres avant d’exploiter une florissante bijouterie, joua un rôle de premier plan dans la création, en 1892, de la première congrégation juive, Adath Jeshurun (communément appelée la synagogue ou shul de l’avenue King Edward). Sa femme Pauline et lui firent de leur maison un foyer où les moins bien nantis pouvaient recevoir de l’aide.

Ce contexte favorisa l’émergence d’une forte conscience sociale chez la jeune Lillian, en particulier à l’égard des immigrants juifs démunis. Pendant son adolescence, elle s’engagea activement dans l’Ottawa Ladies’ Hebrew Benevolent Society, fondée en 1898 par Bertha Lehman*, et dans la Children’s Aid Society, où elle commença à travailler avec des jeunes en difficulté. Le déclenchement de la Première Guerre mondiale lui donna l’occasion de déployer davantage ses compétences d’organisatrice. Même fort occupée avec trois jeunes enfants, elle réunit des fonds destinés à des Juifs déplacés russes et polonais en organisant des concerts et d’autres types de divertissements. En août 1915, le ministre fédéral du Travail, Thomas Wilson Crothers, lui dit que ses demandes de fonds « devraient […] recevoir une réponse généreuse. Vous faites beaucoup pour alléger les souffrances des Alliés dans cette guerre cruelle. »

Lillian Freiman s’intéressa aussi beaucoup à la cause des soldats et des anciens combattants, qui venaient chez elle en grand nombre. Elle aida à mettre sur pied des sorties récréatives pour les vétérans et, un jour, intervint auprès du ministre de la Justice, Charles Joseph Doherty, pour empêcher le renvoi en Allemagne de trois déserteurs ennemis. Membre actif du Soldiers’ and Sailors’ Comforts Committee, ainsi que de l’Ottawa Hebrew Ladies Sewing Circle, elle répondit sans hésiter à l’appel de la Croix-Rouge, qui cherchait des chemises d’hôpital pour des vétérans en convalescence. Avec l’aide de son mari, Archibald Jacob Freiman, propriétaire d’un grand magasin extrêmement prospère d’Ottawa, elle installa des machines à coudre chez elle, où des Juives se réunissaient chaque semaine pour confectionner les vêtements nécessaires ; le résultat fut si satisfaisant que la Croix-Rouge américaine copia le patron de ces chemises. En 1918, le cercle de couture de la Croix-Rouge devint la section Disraeli de l’Imperial Order Daughters of the Empire, qui, sous la régence de Mme Freiman, arbora le slogan Pas de bas de Noël vides et envoya des cadeaux aux enfants de 9 000 soldats.

L’année précédente, Mme Freiman avait participé à la création de la Great War Veterans’ Association of Canada, ancêtre de la Légion canadienne. La section Disraeli de l’Imperial Order Daughters of the Empire exploitait une salle de loisirs dans le foyer de l’association. Après la guerre, Lillian Freiman dirigea la campagne du coquelicot (la première se déroula en 1921), fonction qu’elle assumerait jusqu’à la fin de sa vie. Ses efforts lui valurent d’être la première personne nommée, le 24 novembre 1933, membre à vie de la Légion canadienne ; de plus, en 1936, la légion lui décerna l’une des 100 médailles commémorant l’érection en France du Mémorial national du Canada à Vimy. Le portrait de Mme Freiman orna longtemps le bureau de la Légion canadienne à Ottawa.

Un autre indicateur de l’envergure de Mme Freiman est le rôle qu’elle joua au moment de l’épidémie de grippe espagnole en 1918. À la demande du maire d’Ottawa, Harold Fisher, elle mena une campagne d’urgence pour aider les malades et limiter la contagion. Durant cinq semaines, de concert avec le médecin-chef de la ville, le docteur Robert Law, elle prit en charge une équipe de 1 500 bénévoles qui fournirent de la nourriture, des vêtements, ainsi que des soins médicaux, et dirigèrent trois hôpitaux provisoires. Lorsque l’épidémie se résorba, Mme Freiman était devenue une personnalité aimée et très admirée à Ottawa, tant par les résidents que par les représentants gouvernementaux.

Mme Freiman se dévoua aussi pour aider les Juifs d’Europe et du Canada. En 1920, elle s’entretint avec Frederick Charles Blair*, fonctionnaire peu compatissant du ministère fédéral de l’Immigration et de la Colonisation, pour demander l’admission au pays de 1 000 orphelins juifs ukrainiens. À l’époque, aucun des quelque 137 000 orphelins juifs d’Europe laissés sans ressources par la guerre et les pogroms n’avait été admis au Canada ni aux États-Unis. Par égard pour Mme Freiman, les agents canadiens de l’immigration autorisèrent l’entrée de 200 orphelins juifs en bonne santé. Comme présidente du Jewish War Orphans Committee of Canada, Mme Freiman lança alors une campagne nationale pour trouver des fonds et des familles adoptives. En 1921, après avoir amassé 100 000 $, elle prit le bateau pour Anvers afin de veiller au bon déroulement de l’opération. Un premier groupe de 108 enfants, examinés en Ukraine par le docteur Joseph Leavitt, vétéran lui-même, avec l’aide du propriétaire de librairie montréalais Harry Hershman et de l’échevin de Hamilton, en Ontario, William Farrar, arrivèrent peu après et furent accueillis dans des familles canadiennes ; parmi eux, une fillette de 11 ans fut adoptée par les Freiman et un autre enfant par les parents de Lillian. Un second groupe d’enfants, moins nombreux, arrivèrent deux semaines plus tard. Le rôle joué par Mme Freiman dans cette entreprise lui valut d’être élue, en 1925, au comité honoraire du Save the Children Fund.

En 1921, Mme Freiman prouva que le sort des immigrants juifs adultes lui tenait également à cœur. En raison des mesures restrictives relatives à l’immigration, la menace d’un renvoi forcé en Ukraine pesait sur 500 réfugiés juifs nouvellement arrivés ; Mme Freiman se rendit à Halifax auprès de ces Juifs désemparés pour leur donner du réconfort et de l’espoir. L’un d’eux, le futur historien de Montréal David Rome, se rappellerait que Lillian avait encouragé le groupe à « ne pas pleurer ». Entre-temps, elle fit des pressions auprès du ministère de l’Immigration et de la Colonisation pour que chaque dossier soit examiné au mérite. Avec son habituelle détermination, elle parvint finalement à convaincre le ministère d’autoriser nombre de ces réfugiés à rester au pays. Ses interventions dans ce domaine évoquent ceux d’un autre Juif canadien remarquable, Lyon Cohen.

Durant sa vie, Mme Freiman œuvra dans un large éventail d’organismes, sans égard à leur orientation religieuse ou ethnique. Elle fut présidente de la Hebrew Benevolent Society, de la Jewish Women’s League of Ottawa, des femmes auxiliaires du Perley Home for Incurables et des Guides d’Ottawa, et vice-présidente de la filiale d’Ottawa du Canadian National Institute for the Blind et du Local Council of Women. Elle fit partie de la direction du Canadian Women’s Club et de la League of Nations Society in Canada [V. Newton Wesley Rowell*], et s’investit dans les activités des dames auxiliaires de l’Independent Order of B’nai B’rith. De plus, elle aida à trouver du travail pour des chômeurs, milita pour l’ouverture d’une garderie pour les enfants des travailleuses et, de concert avec mère Marie-Thomas d’Aquin, supérieure de la congrégation des Sœurs de l’institut Jeanne d’Arc d’Ottawa, apporta son assistance aux femmes enceintes célibataires.

Cependant, la cause la plus chère à Lillian Freiman – et celle à laquelle elle consacrait le plus de temps – était celle de la Palestine. Son mari et elle étaient des membres dévoués du mouvement sioniste, qui vit le jour à la fin du xixe siècle et qui obtint son premier grand succès à la publication, le 2 novembre 1917, de la déclaration Balfour, par laquelle le gouvernement britannique se prononça en faveur de l’établissement d’un État juif en Palestine. Archibald Jacob Freiman, connu comme « le père du sionisme canadien », succéda en 1919 à Clarence Isaac De Sola* au poste de président de la Federation of Zionist Societies of Canada (plus tard renommée la Zionist Organization of Canada), fonction qu’il occuperait jusqu’à son décès, en 1944. Mme Freiman, qui hérita de ses parents sa passion pour le sionisme, représenta la section d’Ottawa des Daughters of Zion au troisième congrès de la Federation of Zionist Societies of Canada, tenu à Montréal en 1903 ; elle accéda à la présidence de la Herzl Ladies’ Society en 1910 et, en 1918, elle prit en charge le Helping Hand Fund for Destitute Jewry in Palestine, créé par la Hadassah, organisation de bienfaisance féminine juive américaine.

Juste après la Première Guerre mondiale, Mme Freiman témoigna avec éloquence de sa passion pour la cause de la Palestine, « cette belle terre lointaine qui doit être la nôtre », lorsque, dans un compte rendu du congrès de la Hadassah à Chicago en 1919, elle écrivit que « le temps était venu pour les femmes d’Israël de s’unir et de se préparer [à accomplir] les nobles tâches qui les attend[aient] ». « Nous devons, continua-t-elle, nous concentrer sur le travail de réhabilitation et de reconstruction de notre patrie tant espérée, pour que de nos efforts jaillisse une nouvelle nation prête à enseigner au monde un idéalisme [à la fois] ancien et nouveau et un esprit démocratique depuis longtemps oublié, qui prit naissance sur le mont Sinaï. » Cette année-là, elle prit les commandes de la Hadassah Organization of Canada, créée de fraîche date à la faveur d’une campagne du Helping Hand Fund et qui, sur le conseil de Mme Freiman, s’affilia plus tard à la Women’s International Zionist Organization de Grande-Bretagne, plutôt qu’à la Hadassah américaine, pour fonder la Hadassah-WIZO. Comme présidente (non officielle à partir de 1919, puis officielle à partir de 1921) de l’organisme, elle sillonna à plusieurs reprises le Canada pour mettre sur pied une Hadassah-WIZO nationale, tout en amassant beaucoup d’argent pour la cause. En grande partie grâce à son action, en 1927, la Hadassah-WIZO ne comptait pas moins de 111 sections au Canada ; en 1940, ce nombre s’élevait à 203, soit un effectif total de plus de 7 000 membres. En 1928, avec l’aide financière de la Hadassah-WIZO et celle d’Archibald Jacob Freiman, le conseil national de la Zionist Organization of Canada acheta une large bande de terre dans la région d’Emek Hefer, en Palestine, afin qu’elle soit plus tard colonisée par des Juifs européens apatrides. La collecte de fonds pour ce projet se poursuivit jusqu’en 1937. Mme Freiman trouva aussi les fonds nécessaires à la création de la Girls’ Domestic and Agricultural Science School à Nahalal (Israël) et, sur sa demande pressante, la Hadassah-WIZO assuma la responsabilité financière de cet établissement. Le soutien de l’association canadienne permit l’ajout d’une aile à l’école et, plus tard, la construction d’un hôpital nommé en l’honneur de Mme Freiman.

En 1927, Lillian et Archibald Jacob Freiman avaient visité la Palestine, accompagnés de leur fille Dorothy ; sur le chemin du retour, on les honora au cours de banquets donnés par des sionistes à Paris et à Londres. Au fil des ans, Mme Freiman participa à des rassemblements de diverses organisations sionistes internationales, notamment ceux de la Women’s International Zionist Organisation (comme membre de la direction), du Jewish National Fund et du Congrès sioniste mondial. En 1929, elle devint présidente canadienne du Palestine Emergency Fund, constitué en réponse aux attaques arabes visant des Juifs palestiniens, et, en 1934, on la nomma présidente nationale du United Palestine Appeal. L’année suivante, elle déclara : « [P]our nous, le sionisme ne doit pas être seulement un mouvement politique […] il devrait être notre philosophie de vie. » La persécution croissante des Juifs en Allemagne nazie la conforta de plus en plus dans l’idée que la création d’un État juif en Palestine était une question de vie ou de mort. Cependant, les intérêts des Arabes palestiniens ne la laissaient pas indifférente. En 1938, elle appuya un plan de partage de la Palestine en un État juif, un État arabe palestinien et un territoire sous mandat. Dans son dernier discours devant la Hadassah, elle affirma : « Je formule une prière pour la paix mondiale. Dans ce monde où règnent le conflit, la mésentente et la méfiance, que nous, Juifs, restions unis dans notre travail. Que nos efforts servent de phare pour la paix, la tolérance et l’entente entre les peuples. Que Dieu nous donne le pouvoir de montrer le chemin. »

À cette époque, les Freiman s’étaient liés d’amitié avec le premier ministre du Canada, William Lyon Mackenzie King*, dont la résidence à Kingsmere avoisinait leur maison de campagne. King avait une position ambivalente à l’égard des Juifs ; néanmoins, il saluait le travail du couple. Au cours d’un congrès sioniste tenu à Ottawa en 1922, King loua l’engagement de Lillian et d’Archibald Jacob dans cette cause, avec laquelle, dit-il, « il sympathisait profondément ». Trois ans plus tard, King critiqua les Freiman pour avoir encouragé les Juifs d’Ottawa et de Winnipeg à appuyer Arthur Meighen* et son Parti conservateur aux élections fédérales. Peu après, cependant, ses sentiments envers le couple redevinrent chaleureux, revirement sans doute facilité par l’évident changement d’allégeance politique des Freiman à la fin des années 1920. En 1927, dans son journal intime, King exprima sa conviction que Lillian et Archibald Jacob « reviendraient dans le sens » de la cause libérale, puisqu’ils étaient tous deux des « libéraux dans l’âme ». Par la suite, aux élections fédérales de 1930, qui se soldèrent par la défaite de King aux mains des conservateurs de Richard Bedford Bennett*, il semble que les Freiman aient appuyé les libéraux ; en 1933, King parlait d’eux comme étant de « solides amis ». En août 1936, King prit le thé avec les Freiman, qu’il décrivit comme étant « profondément bouleversés » au sujet de la persécution des Juifs par les nazis et l’imminence d’une autre guerre mondiale. Il écrivit dans son journal : « J’ai été attristé de voir ces bonnes gens […] paralysés de peur. » Sympathique aux ambitions politiques d’Archibald Jacob Freiman – qui, selon King, briguait un siège au Sénat –, le premier ministre envisageait également de nommer sa femme Lillian à un conseil gouvernemental : « [N]ous devrions nous attirer et conserver les bonnes grâces des Freiman, [car] ce sont des membres exceptionnels de leur communauté. »

Au début des années 1930, l’état de santé de Mme Freiman se détériora brusquement, au point où elle se résigna à renoncer à son poste de présidente de la Hadassah-WIZO. L’organisme refusa sa démission, mais la libéra de la responsabilité des activités quotidiennes. En 1934, le roi George V lui décerna l’ordre de l’Empire britannique pour ses services « au nom des ex-militaires et de ses sujets juifs de tout le Canada ». Elle fut la première Juive canadienne à mériter cet honneur. En 1935, elle reçut la médaille du jubilé du roi George V.

Cette année-là, Mme Freiman subit une intervention chirurgicale qui, selon King, révéla « une mauvaise condition », mais elle ne cessa pas d’aider ses semblables. Son fils, Lawrence, se rappela que même pendant ses épisodes de maladie, « le téléphone sonnait constamment ». Au début de 1940, alitée, elle prit la tête du Youth Aliyah Appeal et réunit 18 000 $ pour secourir des enfants juifs d’Europe et les réinstaller en Palestine. Elle mourut le 2 novembre, appelé jour de Balfour par les Juifs en l’honneur de la célèbre déclaration, à l’hôpital Royal Victoria de Montréal.

Le corps de Mme Freiman reposa d’abord à Montréal, puis à sa résidence d’Ottawa. Les ministères donnèrent congé à leurs employés juifs pour qu’ils puissent assister aux obsèques, qui se tinrent à la synagogue de l’avenue King Edward. Tous les magasins exploités par des Juifs fermèrent. Une procession solennelle s’ébranla de la demeure des Freiman à la synagogue ; parmi les personnes présentes au service funèbre figuraient le premier ministre King, le maire d’Ottawa John Edward Stanley Lewis, le rabbin Maurice L. Perlsweig, représentant du Congrès juif mondial, et Samuel Bronfman*, président du Congrès juif canadien, dont le frère Allan* avait épousé Lucy, la sœur de Lillian. Lorsqu’il déclara que « la nouvelle de sa mort laisser[ait] dans le deuil les innombrables artisans du sionisme du monde entier dont elle avait gagné l’affection et la confiance grâce à son dévouement et son altruisme », Perlsweig exprima ce que beaucoup de gens ressentaient. Fait sans précédent dans la tradition funéraire juive : une couronne de coquelicots ornait la moitié inférieure du cercueil.

Après les obsèques, King décrivit Lillian Freiman dans son journal comme la « reine » des Juifs au Canada ; les hommages publics furent tout aussi flatteurs et nombreux. Au cours d’un service commémoratif à Tel-Aviv (Tel-Aviv–Jaffa), Golda Meir, future première ministre d’Israël, affirma qu’elle était un « symbole de ce que devrait être une femme juive fière ». Au Canada, l’auteur Abraham Moses Klein* écrivit : « Il est difficile de mettre des mots sur le sentiment de perte immense qui [s’est emparé] des Juifs canadiens, d’un bout à l’autre du dominion, à l’annonce du décès de Mme A. J. Freiman. En effet, sa carrière avait fait partie du modèle de vie juive au Canada ; toute entreprise ou idéologie servant le bien public l’intéressait vivement, et elle s’y engageait avec une diligence bienfaisante ; et chaque fois, elle en rehaussait l’éclat […] Une femme bonne et noble s’est éteinte. Toute la communauté juive la pleure et chérira pour toujours son souvenir. » En Israël, des communautés furent nommées en l’honneur de Lillian et d’Archibald Jacob en reconnaissance de leur contribution à la cause sioniste.

Shirley Berman

AO, RG 80-5-0-310, no 5712.— BAC, R233-37-6, Ontario, dist. Ottawa (100), sous-dist. quartier St George (E) : 22.— Ottawa Jewish Arch., Archibald and Lillian Freiman family fonds.— I. [M.] Abella, la Tunique aux couleurs multiples : deux siècles de présence juive au Canada, Christian Bérubé, trad. (Hull [Gatineau, Québec], 1990).— I. [M.] Abella et Harold Troper, None is too many : Canada and the Jews of Europe, 1933–1948 (Toronto, 1983).— Michael Brown, « Lillian Freiman », dans Jewish Women’s Arch., Jewish women : a comprehensive historical encyclopedia : jwa.org/encyclopedia/article/freiman-lillian (consulté le 12 déc. 2015).— Bernard Figler, Lillian and Archie Freiman : biographies (Montréal, 1961).— Merna Forster, 100 more Canadian heroines : famous and forgotten faces (Toronto, 2011).— Lawrence Freiman, Don’t fall off the rocking horse : an autobiography (Toronto, 1978).— The Jew in Canada : a complete record of Canadian Jewry from the days of the French régime to the present time, A. D. Hart, édit. (Toronto et Montréal, 1926).— Ontario Geneal. Soc., Ottawa branch, The United Jewish Community Cemetery, concession IV, lot 7, Gloucester Township, Carleton County, Bank Street, Highway 31, Ottawa, Ontario (Ottawa, 1997), sect. 1 : 1–2.— S. E. Rosenberg, The Jewish community in Canada (2 vol., Toronto et Montréal, 1970–1971).— J. H. Taylor, Ottawa : an illustrated history (Toronto, 1986).— G. [J. J.] Tulchinsky, Canada’s Jews : a people’s journey (Toronto, 2008) ; Taking root : the origins of the Canadian Jewish community (Toronto, 1992).— Who’s who in American Jewry, [Julius Schwartz et S. A. Kaye], édit. (3 vol., New York, 1927–1938), 3 (1938–1939, John Simons, édit.).

Bibliographie générale

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Shirley Berman, « BILSKY, LILLIAN (Freiman) », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 16, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 11 déc. 2017, http://www.biographi.ca/fr/bio/bilsky_lillian_16F.html.

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Auteur de l'article:   Shirley Berman
Titre de l'article:   BILSKY, LILLIAN (Freiman)
Titre de la publication:   Dictionnaire biographique du Canada, vol. 16
Éditeur:   Université Laval/University of Toronto
Année de la publication:   2017
Année de la révision:   2017
Date de consultation:   11 décembre 2017